Les années 1960

1960

Au Québec, les premières garderies ont été instituées dès 1863 par les Soeurs grises, à Montréal. Considérées comme des oeuvres de charité, ces garderies accueillaient des enfants de familles défavorisées. Elles étaient financées principalement par les parents et par des dons de bienfaisance, le gouvernement provincial ne contribuant que pour une faible part. Ces crèches, ou « salles d’asile », ont disparu graduellement au cours des années 1900- 1920 pour être remplacées par des orphelinats.
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19400 Au Québec, les premières garderies ont été instituées dès 1863 par les Soeurs grises, à Montréal. Considérées comme des oeuvres de charité, ces garderies accueillaient des enfants de familles défavorisées. Elles étaient financées principalement par les parents et par des dons de bienfaisance, le gouvernement provincial ne contribuant que pour une faible part. Ces crèches, ou « salles d’asile », ont disparu graduellement au cours des années 1900- 1920 pour être remplacées par des orphelinats.

Voici quelques faits liés à l’histoire des services de garde qui ont marqué la décennie:

1966

L’association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) et la Fédération des femmes du Québec sont créées.

1967

La Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada (Commission Bird) est mise sur pied. Les associations féminines réclament la création d’un réseau de garderies publiques. Publié en 1970, le rapport de la commission fait valoir que la garde des enfants est une responsabilité que doivent partager la mère, le père et la société. On propose ainsi la mise sur pied d’un réseau de garderies offrant différents types de service.

Fin des années 1960

Plusieurs groupes populaires sont mis sur pied dans les quartiers défavorisés, partout au Québec. Ces groupes organisent divers services à la population: cliniques médicales et juridiques, comptoirs alimentaires, etc. À cette époque, également, l’idée d’instituer un réseau de garderies fait de plus en plus son chemin. On réclame ces services pour permettre aux femmes d’accéder au travail rémunéré et répondre aux besoins de développement et de socialisation des enfants.

1968

Des délégués de plus d’une centaine d’associations forment le Comité d’organisation pour la promotion des services de garderies de jour pour les enfants dans la Province de Québec. Le ministère de la Famille et du Bien-être est chargé d’émettre des permis aux garderies existantes. Dans le cadre d’un projet pilote, le gouvernement subventionne aussi quelques garderies dans des quartiers défavorisés de Montréal.

1969

Le Front de libération des femmes du Québec (FLF) est fondé. L’organisation revendique des garderies financées par l’État, ouvertes sept jours par semaine et 24 heures par jour. La Fédération des femmes du Québec réclame la mise sur pied d’un réseau de services de garde. À cette époque, il existe a Québec quelques garderies financées par l’État et, dans les milieux anglophones et des immigrés, 58 garderies privées à but lucratif. Malgré les voix de plus en plus nombreuses réclamant une intervention des gouvernements, ceux-ci s’impliquent peu, les parents étant considérés comme seuls responsables de la garde de leurs enfants. Quelques garderies subventionnées par l’État existent pourtant, mais celles-ci sont destinées aux familles dans le besoin.

1971

Enfin attentif aux demandes provenant du mouvement des femmes et des groupes populaires, le gouvernement du Québec crée un comité interministériel chargé d’étudier la question des garderies et de l’aide fiscale à la mère qui occupe un emploi. Le comité émet des recommandations concernant les types de service que ces garderies devraient offrir et les normes auxquelles il faudrait les assujettir afin de contrôler la qualité des services. Il propose également la mise sur pied d’un réseau de garderies de jour subventionnées par l’État pour les clientèles jugées prioritaires, c’est-à-dire les enfants handicapés ou ceux qui connaissent des problèmes familiaux. En ce qui concerne l’aide aux mères occupant un emploi, le comité propose un régime de crédits d’impôt pour alléger le fardeau fiscal de celles qui font garder leur enfant.

1972

Pour faire suite aux recommandations du comité interministériel mis sur pied en 1971, le ministère des Affaires sociales du Québec édicte des normes minimales obligatoires pour obtenir un permis d’opération.

1974

Le gouvernement fédéral assouplit les règlements du Régime d’assistance publique du Canada afin de permettre un financement plus généreux des services de garde pour les familles prestataires de l’aide sociale.

founeaux

Extraits tirés du livre: 30 ans déjà
Caricatures: Boris