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Lettre de Sylvie Milette (CPE La marelle) publiée dans l’édition du 4 novembre 2008 du journal LES 2 RIVES de Sorel-Tracy

Je veux ma maman !

Voici mon opinion suite à l’annonce de la ministre Courchesne en ce qui a trait aux heures d’ouverture des centres de la petite enfance (c.p.e.). Elle recommande fortement que tous les c.p.e. subventionnés par le gouvernement soient ouverts du lundi au vendredi, de 7 à 18 heures.

Je suis contente pour les parents car je crois que cette décision peut répondre à certains besoins. Mais qu’en est-il de ceux des enfants? Pensons aux enfants qui passent de 9 à 10 heures par jour à la garderie, et ce, 5 jours3semaine (sans compter qu’ils n’ont, bien souvent, peu de vacances). De plus, il arrive qu’à l’occasion, ils se font garder les fins de semaine. Quelle est la qualité du lien d’attachement parent versus enfant?
Quand je demande à ces enfants :  » Qu’est-ce que vous voulez?  » (pensant à des jeux) et qu’ils me répondent :  » Je veux ma maman ou mon papa!  » Voilà qui porte à réflexion… Et ces mêmes enfants, qui se retrouvent à l’école, sont souvent médicamentés car ils sont trop turbulents, voire agressifs ou ont un déficit d’attention…

C’est pourquoi je demande bien humblement à la ministre de retourner faire ses devoirs afin de trouver une meilleure politique familiale répondant aux besoins de tous. Et nous, en tant que parents, posons-nous les questions suivantes : pourquoi j’ai choisi d’avoir un enfant? Suis-je assez présent(e) auprès de mon enfant?
Sylvie Milette,
Éducatrice en c.p.e. depuis 21 ans


 

Les travailleuses du CPE L’Amus’Ailes en ont ras le bol…

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Les travailleuses syndiquées du CPE L’Amus’Ailes de St-Paul d’Abbodsford étaient sur le point de signer leur première convention collective lorsqu’une demande farfelue de l’employeur est survenue.

Depuis le début des négociations, la partie patronale n’a cessé de clamer que le CPE n’a pas d’argent. Les travailleuses ont donc accepté de faire de nombreuses concessions sur leurs revendications salariales et de continuer de laver à chaque jour, et cela en présence des enfants, les toilettes, les jouets et le plancher dans la pouponnière.
Dans ce contexte de situation financière précaire, la direction annonce la création d’un poste de directrice adjointe avec un salaire d’environ 50 000 $ par année (55 places au permis). Selon les travailleuses, le poste qu’il serait plutôt nécessaire de créer est un poste de conseillère pédagogique à temps partiel. Ce poste serait beaucoup plus utile aux enfants et aux travailleuses, et serait beaucoup plus économique.

De plus, les travailleuses doivent composer avec un style de gestion des plus traditionnels pour ne pas dire autoritaire.

Les travailleuses ne veulent plus travailler dans ces conditions,
apportons-leur notre soutien dans leurs revendications

Solidarité