Harcèlement psychologique

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Un milieu de travail
sans
harcèlement
psychologique,
c’est l’affaire de tous !

 


 

Qu’est-ce que le harcèlement psychologique au travail ?
Le harcèlement psychologique est une conduite vexatoire qui se manifeste par des comportements, des paroles, des actes ou des gestes qui réunit ces quatre critères:
  • ils sont répétés*;
  • ils sont hostiles ou non désirés;
  • ils portent atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique;
  • ils entraînent un milieu de travail néfaste.

Le harcèlement sexuel au travail est également inclus dans cette définition.

Qu’est-ce qu’une conduite vexatoire ?

C’est une conduite humiliante ou abusive qui blesse la personne dans son amour-propre ou lui cause du tourment.

C’est aussi un comportement qui dépasse ce que la personne estime être correct et raisonnable dans l’accomplissement de son travail.

Le harcèlement peut provenir, entre autres, d’un supérieur, d’un collègue, d’un groupe de collègues, d’un client, d’un fournisseur…
* Une seule conduite grave peut constituer du harcèlement psychologique si elle porte atteinte à l’intégrité psychologique ou physique du salarié et si elle produit un effet nocif continu.
Quelques manifestations de harcèlement
  • Faire des remarques grossières, dégradantes ou offensantes.
  • Poser des gestes d’intimidation, de représailles.
  • Déconsidérer la personne: répandre des rumeurs, la ridiculiser, l’humilier, mettre en cause ses convictions ou sa vie privée, l’injurier ou la harceler sexuellement.
  • Discréditer la personne: l’obliger à réaliser des tâches dévalorisantes ou inférieures à ses compétences, simuler des fautes professionnelles.
  • Empêcher la personne de s’exprimer: hurler, la menacer, l’agresser, l’interrompre sans cesse, lui interdire de parler aux autres.
  • Isoler la personne: ne plus lui parler du tout, nier sa présence, l’éloigner.
  • Déstabiliser la personne: se moquer de ses convictions, de ses goûts et de ses choix politiques.

 

Les droits de gestion et les conditions normales de travail

Le harcèlement psychologique ne doit pas être confondu avec l’exercice normal des droits de gestion de l’employeur, notamment de son droit de répartition des tâches et son droit d’imposer des mesures disciplinaires.

Dans la mesure où l’employeur n’exerce pas ces droits de façon abusive ou discriminatoire, ses actions ne constituent pas du harcèlement psychologique.


La prévention d’abord

La prévention dans l’entreprise demeure le meilleur moyen pour contrer le harcèlement psychologique. La responsabilité de l’employeur est de prendre les moyens raisonnables pour prévenir le harcèlement psychologique et pour faire cesser une telle conduite lorsqu’elle est portée à sa connaissance.

 

Des pratiques de saine gestion


  • Favoriser une communication interpersonnelle respectueuse.
  • Gérer les membres de son personnel avec équité.
  • Faire une gestion précoce et appropriée des conflits, ne pas laisser la situation se détériorer.
  • Définir clairement les responsabilités et les tâches de chacun.
  • Instaurer un mécanisme connu, efficace, crédible et adapté à la réalité de son entreprise pour permettre à la personne de révéler, en toute discrétion, un cas de harcèlement.
  • Recourir, dans certains cas, à des ressources spécialisées pour aider à faire cesser une situation de harcèlement psychologique et en prévenir d’autres.
Même si l’employeur a la responsabilité de prévenir le harcèlement psychologique, le maintien d’un climat de travail sain et respectueux est l’affaire de tous !
 Que faire en cas de harcèlement psychologique au travail ?


Dans la mesure du possible:

  • parler du problème vécu avec un proche, une personne de confiance. Ne pas rester isolé;
  • exprimer très clairement à l’auteur du comportement non désiré sa volonté que cela cesse immédiatement;
  • vérifier à l’intérieur de l’entreprise s’il existe un mécanisme permettant de rapporter en toute discrétion le comportement non désiré;
  • porter la situation à l’attention de l’employeur qui doit mettre fin à cette conduite en apportant des mesures appropriées.

La loi sur les normes du travail prévoit pour tout salarié, qu’il soit syndiqué, non syndiqué ou cadre supérieur, un recours en cas de harcèlement psychologique au travail. La loi fixe un délai de 90 jours pour pouvoir exercer un recours.


 


La violence au travail et votre syndicat


Le syndicat des travailleuses et travailleurs de la petite enfance de la Montérégie-CSN s’est aussi doté d’un code d’éthique visant à dénoncer toutes formes de violence au travail:

  • le syndicat ainsi que ses membres, dorénavant, considèrent toutes formes de violence au travail comme insoutenables et inacceptables;
  • le syndicat ainsi que ses membres reconnaissent que toute personne doit être respectée tant dans son intégrité physique que psychologique, lui reconnaissant ainsi son droit à la dignité humaine. en ce sens, l’équité doit prévaloir dans la façon de considérer nos interrelations au travail (incluant clientèle et collègues);
  • le syndicat favorise une attitude responsable face aux violences au travail;
  • le syndicat ainsi que ses membres sont de bonne foi et solidaires envers une personne qui se dit être victime de violence au travail;
  • le syndicat ainsi que ses membres sont de bonne foi et font preuve de civilité envers une personne, présumée ayant été l’auteur d’un geste de violence au travail;
  • le syndicat ainsi que ses membres respectent l’intégrité physique et psychologique des personnes bénéficiaires d’un établissement et prennent les moyens à leur disposition pour dénoncer la violence à leur endroit.

Chaque membre d’un syndicat à droit:

  • à la confidentialité de ses propos et de son vécu;
  • d’être informé sur les recours possibles et le type de support qui pourra être apporté par l’organisation syndicale, lequel support pouvant être limité voire retiré à la personne accusée si, après enquête, le syndicat estime que les faits reprochés sont véridiques;
  • de participer et d’être accompagné dans toutes les étapes d’une démarche, qu’elle soit de médiation ou juridique. Ce support peut être limité, voire exclu pour une personne accusée si, après enquête, le syndicat estime que les faits reprochés sont véridiques;
  • le syndicat ainsi que ses membres considèrent également que la victime a le droit de retirer sa plainte, et ce, à toutes les étapes du processus de médiation et juridique.

 

harcelement2dmoral Où s’adresser pour exercer un recours ?
Un salarié syndiqué qui subit ou qui est accusé de harcèlement psychologique ou de violence au travail doit s’adresser au bureau syndical du STTPEM au numéro :
1 866 266-7900

Source Commission des normes du travail